La multiplication des innovations en supports numériques vous permet aujourd’hui d’avoir à disposition un véritable arsenal de possibilités. Vidéos, podcasts, gestion graphique… Vous pouvez aujourd’hui avoir accès à ces options pour un coût réduit. Cependant, il ne s’agit pas d’y aller au hasard et de choisir, par exemple, au pif de faire une vidéo pour votre dossier de relations presse.  Sachez que des « codes » existent et qu’il est essentiel pour vous de savoir repérer et choisir le support adapté en fonction de chaque situation communicationnelle qui se présente à vous.

Sur quel support médiatique devez-vous communiquer ?

La multiplication des innovations en supports numériques vous permet aujourd’hui d’avoir à disposition un véritable arsenal de possibilités. Vidéos, podcasts, gestion graphique… Vous pouvez aujourd’hui avoir accès à ces options pour un coût réduit. Cependant, il ne s’agit pas d’y aller au hasard et de choisir, par exemple, au pif de faire une vidéo pour votre dossier de relations presse.  Sachez que des « codes » existent et qu’il est essentiel pour vous de savoir repérer et choisir le support adapté en fonction de chaque situation communicationnelle qui se présente à vous.

1) Un arbitrage de base : quel message et quel budget ?

Le premier critère primordial à prendre en compte est celui du budget à votre disposition. Parce que même si l’ensemble des technologies – vidéos, audios, numériques, etc. – tendent à se démocratiser, toutes n’ont pas les mêmes coûts. De traitement notamment. Par traitement, j’entends le cameraman et le montage d’une vidéo par exemple, qui reviendrait surement plus cher qu’un graphiste ou un logiciel de traitement de son. De fait, en partant du principe qu’il est formellement indispensable de ne pas faire de choses « cheap » sous peine de ternir votre image, sont proscrits les vidéos style « à la webcam », les enregistrements sur le dictaphone du portable et autres dossiers sous Paint.

Ainsi, la première des choses à faire est  de budgétiser et de prévoir les coûts engendrés par ce qui sera votre choix.

Ensuite, en fonction de vos possibilités financières, vous allez devoir vous poser deux questions très simple :

  • Quelle est la cible du support concerné ? Aux journalistes ? Aux clients directs ? A vos collaborateurs internes ? Aux entreprises partenaires ? A ma banque ?
  • Quelle est la nature du message que je veux faire passer ? Communication institutionnelle ? Marketing de produits ? Support d’un produit vendu online ? Relations presse et / ou publiques ?

Un peu perdu ? Pas de panique. Nous allons éclaircir la situation dans les lignes qui suivent. Mais avant ça…

2) Et en pratique ?

Et en pratique, ça donne quoi ? Pour vous éclairer, dressons ensemble une typologie par support en fonction de vos cibles et de la nature de votre prise de parole.

a) Le document graphique

Avec pour figure de proue le dossier de presse, le document graphique est un basique de la communication. A ne toutefois pas employer à tord et à travers. Rien de plus dévalorisant que ces centaines de communiqués mis en page sous traitement de texte qui polluent nos boites mails. Alors si la situation s’y prête, faites vous aider d’un vrai graphiste professionnel qui saura respecter les chartes et autres coutumes propres à l’exercice.

Coût : De réduit à moyen, en fonction du nombre de texte à mettre en page. Un communiqué de relations publiques de 2 pages vous coutera évidemment moins cher qu’un dossier de presse en bonne et due forme.

Message : Tout type de messages – communication institutionnelle, R.P, lancement de produit, marketing de produit etc. – peut être véhiculé par le support. Tout dépend de la cible visée.

Cibles : Clairement un type de cible : la cible de la sphère professionnelle.

  • Les journalistes : parce qu’habitués qu’ils sont à ce bon vieux format du dossier de presse. Il ne s’agit pas de les brusquer dans leurs habitudes, eux qui reçoivent des centaines de dossiers et de courriers par jour, dont la moitié, si ce n’est plus, termine dans la corbeille. Ho et justement, n’oubliez pas que pour ne pas faire subir ce triste sort à votre communiqué de presse, j’ai déjà écrit un article à ce sujet ;
  • Les partenaires financiers : parce qu’ils aiment les données chiffrées et sont habitués au format papier, sur lequel ils pourront gribouiller mille et un calcul savant ;
  • Les partenaires en business to business : parce que c’est triste à dire mais les mentalités sont parfois encore trop ancrées et habituées au format du document papier numérique, qui fait plus « sérieux ».

Cependant, pour ceux, parmi ces cibles, que vous jugez plus audacieux, n’oubliez pas, comme expliqué, de penser en dispositif et de joindre, par exemple, à votre belle présentation graphique une vidéo, incrusté dans la mise en page.

b) Le podcast

Étrangement, on aurait pu penser que le boom de la vidéo en ligne et des systèmes de vidéo « on demand » condamneraient les supports uniquement audio. Mais c’était sans compter sur la démocratisation des Smartphones instantanément synchronisés à vos bibliothèques audio (et moins aux bibliothèques vidéos, du fait de contrainte de mémoire) et l’explosion des podcasts qui en résulterait.

Aujourd’hui, il est possible de tout podcaster. Émissions radio, émissions vidéos, discours, déclarations… De par sa simplicité de création (un micro de bonne qualité / un logiciel de correction audio basique) et de diffusion (un simple lecteur audio que vous pouvez générer avec un plugin wordpress gratuit), le podcast est bel et bien une alternative simple et efficace.

Coût : réduit. Un micro correct et un logiciel de correction audio basique suffisent.

Messages : les messages qui ont pour but de créer de la proximité…

  • Marketing et lancement de produit : entendre la voix derrière l’écran, plus encore lorsqu’il s’agit de service de proximité, crée un lien de confiance indispensable pour rassurer le client potentiel et sécuriser son achat ;
  • Support de produit : si, par exemple, vous vendez un produit sous la forme d’un abonnement avec comme prestation la délivrance d’une partie de l’achat chaque semaine. Exemple ? Un abonnement de X semaines comprenant un podcast bi-hebdomadaire.
  • Cibles : principalement vos clients et autres clients potentiels

c) La vidéo

Probablement le support le plus puissant si utilisé correctement et avec les moyens nécessaires. Oubliez les vidéos filmées à l’appareil photo et montées n’importe comment sous iMovie avec 20 plans de coupe par seconde. Non. Je parle là de vidéo filmées / montées / accessoirisées professionnellement. Comme je vous l’expliquait, et plus encore dans ce cas, une vidéo cheap pourrait avoir des répercussions catastrophiques, dévalorisant votre image de marque.

Pourquoi ? Parce que le principal atout d’une vidéo représente son principal danger. De par la croissance exponentielle de la fréquentation des réseaux sociaux et de partage, la vidéo est le support le plus « buzzable ». Pensez à ces vidéos postées sur youtube, relayées sur facebook et twitter qui atteignent la centaine de milliers de vues en quelques heures… Aussi positif que potentiellement négatif.

Coût : élevé.

Messages : Les messages de mise en valeur.

  • Marketing et lancement de produit : Même principe de création de confiance que pour le podcast mais en encore plus puissant, l’impact des images en plus. De plus, vous pouvez ici montrer un échantillon de la prestation / du produit vendu, mais aussi miser sur des formats courts à objectif « viral » pour créer le buzz ;
  • Support de produit : même principe que le podcast, mais avec une plus haute valeur ajoutée évidente ;
  • La communication institutionnelle : quoi de mieux qu’une vidéo pour présenter et mettre en valeur votre business ?

Cibles : ceux envers qui vous avez besoin de créer de la confiance et ceux que vous devez « impressionner », mais qui ont aussi le temps de se laisser impressionner.

  • Vos clients et clients potentiels ;
  • Vos partenaires au sens large du terme ;
  • Aux journalistes, mais dans un second temps seulement. Une fois qu’un premier contact via dossier / support presse a été établi. Parce que lors de la première interaction, pensez que vous ne disposez que de peu de temps avant que votre dossier / support ne termine dans la corbeille.

3) Pour conclure : pensez di-spo-si-tif

Pour conclure, et pour assurer l’efficience maximale de votre stratégie, il est indispensable de penser en terme de dispositif médiatique, et non en terme de « support unique ». J’entends par là que lorsque vous allez concevoir votre plan marketing / communicationnel, vous ne devez pas vous limiter à un seul et unique support. Au contraire. Il s’agit d’exploiter le maximum du champ des possibles qui s’offre à vous et d’élaborer un dispositif complémentaire et cohérent qui pourrait utiliser plusieurs supports.

Par exemple, pour un lancement de produit, pourquoi vous limiter à la vidéo de présentation ? Pourquoi ne pas aussi enregistrer un podcast qui sera diffusé sur vos sites affiliés et autres partenaires ? Pourquoi ne pas en plus joindre un vrai beau dossier de presse aux journalistes ? Ou mieux encore : pourquoi ne pas imaginer un dossier de presse en PDF avec vidéo incrustée ?

Alors débarrassez-vous de toute pensée limitante, et pensez dis-po-si-tif.

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