Ma classification sur les agitateurs de l’audience, ces récepteurs de votre storytelling lorsque vous prenez la parole en public (ou qui commentent votre blog) en tentant de vous déstabiliser, n’était pas terminée. Je me devais donc de continuer cet article pour rendre le panel plus détaillé et complet. C’est d’ailleurs pour cette raison que la production du jour revêtira une forme quelque peu spéciale, comme vous le verrez. Quoi qu’il en soit, revenons sur ces individus, leurs comportements et les moyens de leurs répondre sans nuire à votre image de professionnel ou à votre statut d’expert si important pour continuer à voguer sur les flots de la médiatisation.

Savoir répondre aux questions du public : 2ème partie

Ma classification sur les agitateurs de l’audience, ces récepteurs de votre storytelling lorsque vous prenez la parole en public (ou qui commentent votre blog) en tentant de vous déstabiliser, n’était pas terminée. Je me devais donc de continuer cet article pour rendre le panel plus détaillé et complet. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’article du jour revêtira une forme quelque peu spéciale, comme vous le verrez. Quoi qu’il en soit, revenons sur ces individus, leurs comportements et les moyens de leurs répondre sans nuire à votre image de professionnel ou à votre statut d’expert si important pour continuer à voguer sur les flots de la médiatisation.

Suite de la première partie que vous pouvez lire ici.

2) Les agitateurs de l’audience et les moyens de leur répondre (suite)

  • L’égaré : l’égaré n’a pas de mauvaises intentions, il a simplement manqué un wagon. Il vous pose une question sur quelque chose que vous venez tout juste d’expliquer voire une question déjà posée quelques minutes auparavant. Si son intervention prouve son manque d’attention, rien ne sert de le fustiger. Reformulez votre idée, toujours de manière claire et précise, en changeant quelques mots pour ne pas être rébarbatif pour le reste du public. L’égaré vous permet selon le contexte d’insister sur des points importants ou de rebondir facilement en recentrant le débat sur une notion proche de la question abordée.
  • L’invité surprise : l’invité surprise, c’est celui qu’on attendait plus. Il arrive avec au minimum 20 bonnes minutes de retard et dérange souvent toute l’assemblée. Si les circonstances de son retard sont parfois excusables, il vous suffira d’arrêter votre discours et de poser votre regard sur lui pour qu’il comprenne qu’il doit se dépêcher de s’installer afin de ne pas perturber votre prestation plus longtemps. Vous n’aurez ensuite qu’à reprendre votre discours en revenant sur le dernier point crucial abordé.
  • Le fatigué : Sans doute moins dérangeant que nombre des autres intervenants, le fatigué ferme petit à petit les yeux, se laissant bercer par votre discours et peut même finir par s’endormir. Situation relativement frustrante, vous pouvez l’évitez en variant les intonations de votre voix, en marquant des pauses (l’absence de fond sonore peut le réveiller) et en établissant un contact visuel répété avec lui pour lui montrer que vous l’avez dans le collimateur (enfin quand il a les yeux ouverts). Vous pouvez aussi, si les conditions techniques le permettent, vous déplacer pour vous poster prés de lui pendant quelques secondes tout en continuant votre intervention.
  • Le fier : le fier est un individu qui pose une question rhétorique afin de montrer ses connaissances. Il veut se mettre en valeur, même si son apport en termes qualitatifs n’est pas toujours démontré. Il vous défie et entend bien prouver à l’assemblée qu’il « sait mieux » que tout le monde de quoi vous parlez. Remerciez-le pour son intervention et faites le participez à votre discours. Proposez-lui de par exemple faire une synthèse des derniers points énoncés. Cela lui permettra soit d’être satisfait, soit de se rendre compte qu’il ne devrait plus vous interrompre.

3) Les meilleures parades pour rebondir sur les questions déstabilisantes

Nous avons déjà abordé ce point dans des articles traitant de la personnalité de bon client et des réflexes à adopter pour réussir une bonne interview. Quelle que soit la teneur des questions qu’on vous pose, vous ne pouvez pas vous permettre de digressions trop importantes. Vous devez toujours recadrer votre public sur vos problématiques et les solutions que vous apportez en vue de les régler.

  • Savoir rebondir sans frustrer son interlocuteur : vous ne pouvez pas entrer dans un jeu de dialogue personnel avec un seul participant. Si une question déborde du cadre de votre discours, il vous revient de délimiter la discussion. Il est cependant évident que vous ne pouvez pas montrer vos lacunes sur un sujet ou même clairement exprimer votre refus de répondre à une question. C’est pourquoi vous devez toujours avoir dans votre besace des phrases toute faites qui vous permettront de vous sortir de ce genre de mauvais pas. Ainsi, une attaque semblant s’écarter du sujet vous donnera assez d’espace pour répondre quelque chose du genre « merci pour votre question, mais le véritable problème semble être ailleurs. En effet… ». Dans la même optique, ne laissez pas une remarque sur un élément de détail ébranler votre raisonnement général « Si ce point porte à discussion, il est cependant indiscutable qu’au niveau global… ». Partez toujours du particulier pour revenir vers la globalité de votre sujet.
  • Savoir utiliser des arguments de poids : Parmi vos meilleures armes résident sans doute ce qu’on appelle les arguments d’autorité. Ces derniers font référence à des dires ou à des études de professionnels érigés comme indiscutables. Si vous parlez chiffres, citer l’INSEE ou tout autre organisme étatique apportera une légitimité à votre discours, le rendant inattaquable. De même, vous pouvez reprendre les arguments de certaines figures de votre secteur d’activité. Vous devrez pour cela faire attention aux personnes choisies. Elles doivent bénéficier d’une certaine aura et avoir fait leurs preuves en tant qu’experts.
  • L’attitude du bon client prévaut aussi avec le public : pour se mettre l’audience dans la poche, il vous faut toujours et en toutes circonstances garder votre sang-froid. Ne vous laissez jamais emporté, soyez poli, souriant, enjoué et dynamique. Vous ne pouvez pas montrer votre agacement face à des attaques même personnelles, infondées ou totalement dénuées de sens. En tant qu’expert, votre rôle est d’inspirer l’autorité et la connaissance du sujet que vous abordez. Se laisser envahir par la colère est un signe qui démontre les lacunes de votre raisonnement. De plus cela diminuerait instantanément l’empathie du public envers vous. C’est à ce dernier de juger de la portée des questions qui vous sont adressées. N’oubliez jamais que la médiatisation expose votre image de marque aux critiques et que votre attitude est la première chose avec laquelle l’audience entre en contact.

Vous voici donc en présence des possibles attitudes de votre public. Comme vous vous en doutez, c’est votre capacité à toujours garder votre calme et à cultiver un sens de la répartie selon le caractère de ces questions qui feront de vous un orateur reconnu et apprécié. Vous êtes sur scène (ou responsable du site internet), vous avez donc l’autorité aux yeux du plus grand nombre. Savoir isoler vos assaillants vous permettra de sortir grandi de telles joutes verbales.

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