Lorsque le processus de médiatisation est lancé, vous vous exposez naturellement aux yeux du grand public. Plus l’intérêt médiatique pour votre business augmente et plus les individus qui forment votre auditoire veulent en savoir au sujet de votre activité. Seulement voilà, si le public était uniquement composé de bisounours, tout irait bien, Ce n’est évidemment pas le cas. Si la plupart des récepteurs de votre message ingurgitent son contenu en analysant vos dires de manière personnelle, certains, et c’est leur droit le plus strict, aiment à questionner, remettre en cause votre storytelling. Nous allons donc nous intéresser à ces « communicants spéciaux » et aux moyens à mettre en œuvre pour leur répondre de manière à renforcer votre crédibilité. Notre article se basera pour ce faire sur une classification des personnes voulant animer le débat et leur méthode de fonctionnement. De cette façon, que cela soit devant les caméras, à la radio, ou tout simplement directement sur votre site internet, vous aurez les clés pour défendre votre business face aux sceptiques.

Comment répondre aux questions du public ? 1/2

Lorsque le processus de médiatisation est lancé, vous vous exposez naturellement aux yeux du grand public. Plus l’intérêt médiatique pour votre business augmente et plus les individus qui forment votre auditoire veulent en savoir au sujet de votre activité. Seulement voilà, si le public était uniquement composé de bisounours, tout irait bien, Ce n’est évidemment pas le cas. Si la plupart des récepteurs de votre message ingurgitent son contenu en analysant vos dires de manière personnelle, certains, et c’est leur droit le plus strict, aiment à questionner, remettre en cause votre storytelling. Nous allons donc nous intéresser à ces « communicants spéciaux » et aux moyens à mettre en œuvre pour leur répondre de manière à renforcer votre crédibilité. Notre article se basera pour ce faire sur une classification des personnes voulant animer le débat et leur méthode de fonctionnement. De cette façon, que cela soit devant les caméras, à la radio, ou tout simplement directement sur votre site internet, vous aurez les clés pour défendre votre business face aux sceptiques.

1) Questions/Réponses, un jeu aux règles bien définies

C’est généralement lors d’une prise de parole en public que le fameux jeu des questions-réponses se déroule (bien que les commentaires sur votre blog puissent être analysés de la sorte). Vous faites votre discours ou présentation, puis le public à un droit de participation. Cela peut par exemple être le cas lors d’une conférence de presse ou d’un séminaire. Cette interactivité se déroule en 3 phases distinctes :

  • Le questionnement : après vous être assuré de la possibilité technique qu’a votre audience à participer au débat et avoir organisé son fonctionnement (micros libres, ou hôtesse se déplaçant avec ces derniers pour le passer au gré des intervenants), les membres de l’assemblée lèvent la main et vous déterminez ainsi l’ordre de leurs interventions. L’un des membres de l’audience pose alors une question portant sur le discours que vous avez partagé avec elle. Il est alors évident que vous êtes en position d’écoute et que vous devrez bien faire attention au sens et à la pertinence des interventions de votre auditoire afin de préparer une réponse cohérente.
  • La reformulation : cette étape est optionnelle. Il s’agit d’une transition vers votre réponse. Si la question n’est pas pertinente il vous faudra la recadrer afin qu’elle colle à votre champ de compétences ou tout du moins au sujet abordé. Elle vous permet ainsi de rebondir et d’éviter les pièges en recentrant le débat.
  • La démonstration : c’est le moment de prouver que votre raisonnement tient la route et que vous pouvez répondre logiquement à toute interrogation. Soyez clair, précis, concis. Votre réponse ne peut pas s’étaler en longueur, d’autres intervenants attendent leur tour, et vous n’êtes pas là pour débattre avec une seule personne. Une fois votre réponse formulée, décidez vous même de donner la parole à quelqu’un d’autre.

2) Les agitateurs de l’audience et les moyens de leur répondre

Nous en venons à la classification des « agitateurs ». Ceux qui tentent de vous déstabiliser, parfois pour des raisons obscures. Qu’ils soient journalistes, particuliers ou passionnés par votre domaine d’activité, vous aurez souvent à faire à ce genre de personnalités qui vivent de la contradiction. Voici comment vous en sortir, tout en renforçant la légitimité et la crédibilité de votre business.

  • Le professionnel : le professionnel est sans doute un concurrent ou du moins une personne qui se pense brillante. Il a travaillé le sujet avant de venir vous écouter ou de vous critiquer en ligne. Son but est de vous déstabiliser pour se faire mousser et montrer qu’il maîtrise votre sujet mieux que vous. Quand le professionnel vous pose une question piège ne vous braquez pas. Soulignez la pertinence de cette dernière et répondez-lui simplement. Si vous n’avez pas la réponse, jouez vous de lui en lui faisant remarquer qu’une personne adoptant ce type de raisonnement doit certainement elle-même avoir les clés du problème qu’elle souligne. Votre parade consiste à répondre rapidement avant de donner la parole à quelqu’un d’autre. Il voudra débattre, argumenter, et il finira par ennuyer le reste de l’audience qui lui signifiera.
  • Le pinailleur : le pinailleur recherche la petite bête, le détail qui pourrait ébranler votre raisonnement. Ses remarques sont bien souvent inutiles en ce qu’elles n’apportent aucun élément au débat. Ne lui accordez que peu d’importance. Recentrez la discussion sur les réelles problématiques de votre discours, sans jamais tenter de le contredire. Le reste de l’assemblée s’apercevra rapidement de l’inutilité de sa contribution ce qui renforcera votre image. Bien loin de son objectif donc.
  • Le perturbateur : le perturbateur ne pose pas de question en tant que telle. Il soupire, émet des jugements ou parle à voix haute pendant votre démonstration. Ne rentrez pas dans son jeu. Laissez un blanc après ses interventions pour que l’audience puisse naturellement faire peser la pression sur ses épaules. S’il agit de la sorte de manière répétée, vous pouvez tout simplement souligner que son interruption est bien notée mais que cela ne relève que d’une opinion personnelle et ne représente donc pas un élément de débat. Quoi qu’il en soit, gardez votre calme et ignorez-le.
  • Le fan : au contraire des autres intervenants, le fan est d’accord avec vous et appuie vos dires en y ajoutant son expérience personnelle ou son point de vue. Laissez le parler (pas trop longtemps), et remerciez-le. Il est utile en ce que vous pouvez aisément rebondir sur son intervention, même si il peut avoir tendance à en faire un peu trop.
  • Le comique : le comique parle fort et déforme vos propos pour faire rire l’assemblée… Que dire ? Il est dommage de faire preuve de tant d’immaturité ! Cela peut cependant tourner à votre avantage si vous avez un bon sens de la répartie. Plaisantez avec lui et reprenez le cours de votre discours. S’il agit de manière récurrente, n’hésitez pas à lui faire part du sérieux du sujet.
  • L’ennemi : l’ennemi réfute vos dires. Il se pense supérieur et n’attache aucun crédit à votre discours. Il a tendance à étaler sa culture uniquement pour vous déstabiliser. Limitez son temps de parole et accordez-lui une réponse post-intervention dans le cas où il voudrait débattre en profondeur. N’hésitez pas à lui rappeler que vous menez la dance et que le négativisme outrancier ne fait pas avancer les choses.

Si vous pouvez maintenant identifier certains « vices » de votre auditoire, sachez cependant qu’ils ne s’arrêtent pas là. Retrouvez la suite de ma classification dans la 2ème partie de cet article. D’ici là, portez vous bien !

La seconde partie de l’article est disponible ici.

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