Si on vous parle régulièrement des avantages de bénéficier de passages médiatiques en matière d’image, de positionnement stratégique et d’identification de votre business par les spectateurs, une interview peut aussi provoquer une certaine frustration. En effet, malgré tout le temps passé avec le journaliste et les idées échangées avec ce dernier, vous n’avez aucun contrôle sur la construction de la réalisation finale et sur le choix des arguments présentés. Une interview montée dure entre cinq et dix minutes, ce qui représente 600 secondes au maximum. Le journaliste ne peut donc pas diffuser l’intégralité de votre prise de parole. Aucune raison cependant pour prendre cela comme une censure, c’est le jeu de la médiatisation : le temps est un facteur décisif pour les journalistes et toute intervention est chronométrée pour rationaliser son efficacité. Mais alors comment savoir si vos principaux arguments seront bien repris ? Comment être sûr que vous partagez les bonnes informations avec les journalistes afin que ces dernières figurent dans son sujet ? C’est ce à quoi nous allons nous intéresser de ce pas.

Comment bien répondre à une interview de journaliste ?

Si on vous parle régulièrement des avantages de bénéficier de passages médiatiques en matière d’image, de positionnement stratégique et d’identification de votre business par les spectateurs, une interview peut aussi provoquer une certaine frustration. En effet, malgré tout le temps passé avec le journaliste et les idées échangées avec ce dernier, vous n’avez aucun contrôle sur la construction de la réalisation finale et sur le choix des arguments présentés. Une interview montée dure entre cinq et dix minutes, ce qui représente 600 secondes au maximum. Le journaliste ne peut donc pas diffuser l’intégralité de votre prise de parole. Aucune raison cependant pour prendre cela comme une censure, c’est le jeu de la médiatisation : le temps est un facteur décisif pour les journalistes et toute intervention est chronométrée pour rationaliser son efficacité. Mais alors comment savoir si vos principaux arguments seront bien repris ? Comment être sûr que vous partagez les bonnes informations avec les journalistes afin que ces dernières figurent dans son sujet ? C’est ce à quoi nous allons nous intéresser de ce pas.

1) Comment le journaliste utilise vos propos pour construire son sujet ?

Lors de votre discussion avec les journalistes, vous pouvez mettre à jour 2 types principaux de messages. Ces derniers formeront le corps de votre interview ou du reportage qui vous sera consacré :

  • Les généralités : tout ce que vous dites au journaliste qui relève d’un contexte banal pourra être repris par ce dernier pour formuler ses introductions, questions ou commentaires. Les généralités ne vous seront pas attribuées en ce qu’elles s’attachent à une connaissance commune, ne nécessitant aucune réflexion ou capacités particulières. Elles sont matérialisées par des constats (la situation de votre marché concurrentiel, le nombre de clients potentiels, le développement de votre secteur…) qui ne relèvent pas d’une analyse objective mais d’une simple observation. Les généralités représentant la majeure partie d’un échange, il est donc compréhensible que votre temps de parole effectif soit limité par le montage (sauf lors de la prise de parole en direct).
  • L’expertise : étant le spécialiste, votre analyse ne peut être remise en cause par le journaliste. Votre discours s’appuyant sur des connaissances pointues, des opinions personnelles où des convictions fortes représenteront alors le corps de votre intervention diffusée. Très facilement identifiable, votre expertise s’appuie sur vos mots-clés et sur les notions reflétant votre professionnalisme et ayant rapport avec votre positionnement stratégique. Les journalistes ne modifient que très rarement ce type de propos car ne veulent pas endosser la responsabilité de votre discours. D’où l’intérêt de ne pas trop s’écarter du sujet lorsqu’on vous pose des questions. Basez-vous sur les idées principales que vous devez diffuser avant le début du dialogue et attachez-vous à les partager avec le journaliste afin qu’elles figurent dans le montage final.

2) Quels éléments de votre interview sont effectivement utilisés ?

Vous savez maintenant que vous devez favoriser l’analyse aux généralités lors de votre échange avec le journaliste qui vos interviewe. Mais cela ne change rien au problème fondamental : la contrainte de temps étant toujours présente, vous devez trouver un moyen de formuler votre message le plus efficacement possible pour que ce dernier soit compréhensible dans un très court délai et par un maximum de personnes.

  • Une formulation adéquate : il va sans dire que votre discours se voudra simplifié au maximum et vos phrases très courtes (un sujet, un verbe, un complément). Vous ne pouvez pas vous permettre de vous éterniser dans vos explications au risque de les voir coupées au montage. Vous devez donc vous appuyer sur des mots chargés de sens et vulgariser vos explications afin de toucher un panel de cibles élargi. Les propos sélectionnés seront les plus clairs et impactants.
  • Un lien avec l’actualité : le partage de l’information et la recherche de l’actualité sont les tâches les plus importantes du travail de journaliste. Si vous pouvez allier les deux, vous devenez tout de suite bien plus intéressant. Essayez de faire des liens pertinents entre votre business et l’actualité afin d’intéresser plus le journaliste et d’être certain que l’argument couplé à cette analogie fera partie du sujet final.
  • Simplicité et rapidité : entrainez-vous à la prise de parole avec vos proches ou amis. Vous devez parvenir à répondre à n’importe quelle question en 10 secondes. C’est le temps maximum accordé à une réponse directe lors d’un montage. Si vous n’y parvenez pas, simplifiez votre discours !

On ne sait jamais vraiment ce qui sera diffusé après un échange avec un journaliste. Votre discussion a beau avoir duré 4 heures, votre sujet pourra ne s’étaler que sur quelques minutes… Autant vous dire que cela ne laisse pas le droit à l’erreur dans vos propos. Pour vous assurer que le montage reprenne vos arguments les plus solides, veillez donc bien à vous appuyer principalement sur votre expertise, à exprimer cette dernière le plus clairement possible et si possible en la mettant en lien avec l’actualité.

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4 réponses à Comment bien répondre à une interview de journaliste ?

  1. Robin - PubContact 9 mai 2012 à 8 h 58 min #

    Bonjour Alexandre,

    On peut aussi penser à renvoyer un email après l’interview qui reprend les points que l’on juge importants et qui au passage remercie le journaliste. J’imagine que ça doit être apprécié, non ?

    • Alexandre 9 mai 2012 à 9 h 18 min #

      Bonjour Robin,

      C’est effectivement une possibilité mais il faut faire attention à ne pas trop vouloir orienter le journaliste vers l’angle que tu souhaites : un journaliste n’aime pas se sentir instrumentalisé. C’est pour cela que tout se joue pendant l’interview avec tes mots clés et ton comportement de bon client.

      Ceci dit par expérience, j’ai déjà réussi à tempérer ou appuyer certains de mes propos en « off » après l’interview et cela a eu un vrai impact sur le produit final…

  2. Claire 14 mai 2012 à 9 h 26 min #

    Bonjour Alexandre,

    Tout d’abord merci pour tout ces articles de qualité.
    Ton blog est une vraie mine d’or.

    Et lorsqu’on parle de sa passion, de son métier, on a souvent tendance à oublier celui qui écoute. Comme tu le dis, pour intéresser et se faire comprendre, il faut être concis, impactant et compréhensible par tous.
    Tes conseils peuvent donc s’appliquer bien au delà d’une interview journalistique.

    Je suis ton blog depuis peu, et ce qui m’effraie un peu, c’est la manière dont les médias traitent l’information : tout doit être rapide et « spectaculaire » (pour ne pas dire racoleur).
    Mettre un pied dans la machine peut non seulement donner une image caricaturale de nos propos, mais en plus les dénaturer totalement. La concision peut alors vite devenir « raccourci ». Maîtriser l’impact de sa communication dans ce cadre là me semble donc être assez complexe.
    Mais peut être que je « caricature » moi même un peu ce milieu que je connais mal. (Je ne veux pas non plus faire d’amalgame ou insulter les journalistes dans leur capacité à retranscrire nos propos… mais je pense tout de même que l’on peut avoir de sacrées surprises).
    Tes conseils nous permettent en tout cas d’éviter certains écueils.

    Merci Alexandre et bonne journée

    • Alexandre 15 mai 2012 à 5 h 25 min #

      Bonjour Claire,

      Effectivement il y a un risque de message biaisé de part la nature même de l’information médiatique qui se doit d’être claire et concise.

      C’est pourquoi je propose un maximum de conseils et d’outils sur ce blog pour vous aider à éviter les erreurs les plus communes.

      Cet exercice n’est pas forcement difficile et demande 2 choses :

      Un peu d’entrainement (au bout de 4 ou 5 interviews, tu seras rodée)
      Une connaissance de ton business (ca normalement tu maitrises)

      En ce qui concerne le rendu final : tout dépend de la nature du support (tv, presse, radio…), de son positionnement (informationnel, critique…) et de la personnalité du journaliste.

      C’est une erreur de penser que les journalistes cherchent systématiquement ce qui va clocher dans votre business pour le mettre en avant pour créer un scandale : ils veulent avant tout traiter de l’information nouvelle avec de la matière à haute valeur ajoutée pour vendre leur propre papier.

      A toi de leur proposer les bons raccourcis et de vulgariser tes propos pour que tu sois facilement compréhensible par le grand public sans travestir ton message.

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