Didier Kropp donne des cours particuliers de mathématique et de physique-chimie à destination des lycéens qui veulent réussir leurs examens. Il tient également un blog dans lequel il présente son activité et traite de l'actualité du soutien scolaire, ce qui lui permet d'obtenir une bonne visibilité dans sa niche géographique basée principalement dans le département des Yvelines. Didier entretient aussi des relations avec la presse puisqu'il dispose d'une belle visibilité dans les médias depuis plusieurs années. Ce rayonnement médiatique lui permet de remplir ses cours et stages intensifs qu'il donne pour la préparation d'examens clés comme le bac. Je me suis donc rapproché de Didier pour en savoir plus sur la stratégie médiatique qu'il utilise afin de vous en livrer les secrets.

Interview : Comment Didier Kropp remplit ses cours particuliers grâce à sa présence dans les médias

Didier Kropp donne des cours particuliers de mathématique et de physique-chimie à destination des lycéens qui veulent réussir leurs examens. Il tient également un blog dans lequel il présente son activité et traite de l’actualité du soutien scolaire, ce qui lui permet d’obtenir une bonne visibilité dans sa niche géographique basée principalement dans le département des Yvelines. Didier entretient aussi des relations avec la presse puisqu’il dispose d’une belle visibilité dans les médias depuis plusieurs années. Ce rayonnement médiatique lui permet de remplir ses cours et stages intensifs qu’il donne pour la préparation d’examens clés comme le bac. Je me suis donc rapproché de Didier pour en savoir plus sur la stratégie médiatique qu’il utilise afin de vous en livrer les secrets.

L’interview de Didier Kropp :

Prenez de quoi noter et appuyez sur play pour écouter l’interview.

Cliquez-ici pour télécharger le fichier au format MP3

Ce que vous apprendrez dans cette interview :

[00:20] Qui est Didier Kropp ?

[00:47] Quelle est son activité ?

[02:52] Quel est son business-model ? Quel est son rythme de travail ?

[06:31] Pourquoi a-t-il souhaité médiatiser son activité ?

[07:17] Quelle méthode de médiatisation a-t-il utilisé ?

[08:25] Quels ont été ses résultats dans les médias ?

[15:48] Qu’en a-t-il retiré ?

[18:34] Quelles sont ses prochaines actions ?

[26:47] Message de fin

Les résultats de Didier dans les médias :

Pour une audience cumulée de plusieurs centaines de milliers d’auditeurs, de lecteurs et de téléspectateurs :

…et depuis Didier continue à se servir de ses parutions dans les médias pour remplir ses cours particuliers.

Retranscription de l’interview :

Alexandre : Bonjour ici Alexandre, responsable du blog http://www.devenez-mediatique.com. Aujourd’hui, je reçois Didier. Didier, bonjour !

Didier : Bonjour !

Alexandre : Alors Didier, tu es le responsable du blog http://www.cours-de-maths-78.fr/ et tu es aussi prof. Alors, j’aimerais commencer par la case présentation, est-ce que tu pourrais en dire plus sur toi, pour ceux qui t’écoutent aujourd’hui ?

Didier : Oui, tout à fait. Eh bien bonjour, je m’appelle Didier Kropp, j’ai 61 ans. Depuis dix ans, je travaille comme professeur indépendant de maths et de physique chimie. Avant cela, j’ai travaillé pendant 25 ans en entreprise privée dans le secteur de l’informatique.

Alexandre : OK. Tu as décidé de devenir indépendant, tu as créé ta propre société, il me semble, pour donner des cours ?

Didier : Oui, tout à fait.

Alexandre : OK, tu peux nous en dire plus sur le format, le statut de ta société, ou le blog, tout ça ?

Didier : Ah, c’est une longue histoire. On va essayer de la faire courte. Donc suite à divers avatars professionnels, lorsque j’ai eu 50 ans, je me suis recyclé, et j’ai décidé de faire autre chose. Avant, comme j’expliquais, j’étais cadre, dans l’informatique. Et j’ai décidé de devenir prof indépendant.

Alexandre : Parce que t’as toujours été bon en maths quoi ?

Didier : Oui, j’ai eu une formation scientifique, j’ai toujours aimé les sciences, et j’ai toujours également aimé la formation. J’ai toujours aimé également enseigner, former, donner des cours. C’est quelque chose qui m’a toujours plu. Alors, dans ma vie professionnelle d’informaticien, je ne vais pas m’étendre, j’avais déjà été indépendant, pendant quatre ou cinq ans. Pendant cinq ans, il y a fort longtemps, je m’étais installé indépendant en 1984. Donc il y a 31 ans. Et le fait d’être indépendant m’avait énormément plu, être à son compte, c’est mon truc. Je crois que je suis fait pour ça. Et dans le cadre de mon activité d’indépendant, j’avais en particulier fait pas mal de formations. J’avais donné des cours techniques, des cours d’informatique, des choses comme ça. Donc c’est tout naturellement que désireux de rebondir dans ma vie professionnelle, j’ai décidé à la fois de faire de la formation et d’être indépendant, donc pourquoi pas prof indépendant ?

Alexandre : OK. Parfait. Est-ce que tu peux nous en dire plus sur ton rythme de travail, comment tu t’organises en tant qu’indépendant justement, tu donnes des sessions en groupe, du coaching personnalisé entre guillemets, comment tu procèdes ?

Didier : Alors c’est beaucoup plus… J’ai une double activité. D’une part, je donne des cours à domicile, individuellement, à des élèves. Les élèves étant quasi essentiellement des lycéens qui sont en première et terminale S, donc scientifique. Je donne des cours de maths et de physique chimie. J’ai également quelques élèves dans le supérieur, BTS, DUT, voire en première année de licence. Voire également de temps à autre des élèves adultes, qui préparent des concours administratifs par exemple.

Alexandre : D’accord, donc c’est assez varié, en termes de cible et de public.

Didier : C’est varié, maintenant, ça reste quand même plutôt spécialisé première, terminale S. Je ne donne pas de cours aux collégiens, par exemple.

Alexandre : Donc essentiellement j’imagine pour la préparation du bac ?

Didier : Voilà, c’est préparation au bac, et même un petit peu plus que cela, je dirais. C’est plutôt aussi, j’ai une clientèle aussi d’élèves qui sont plutôt bons, on va dire, et qui visent un bon bac, c’est-à-dire une mention ou qui visent aussi préparation à des concours. Il y a de plus en plus de concours pour rentrer dans des écoles d’ingénieurs, des écoles post-Bac, comme on dit. On rentre après le bac, on a cinq ans d’études. Il y a des concours, pas si simples. Et je fais aussi de l’entrainement spécifique à ces concours.

Alexandre : D’accord, donc qui dit le bac dit marronnier, et pour les journalistes, un thème récurrent, un thème qui chaque année, forcément, attire son lot de reportages. Et donc justement, à ce propos, pourquoi est-ce que tu as souhaité médiatiser ton activité, qu’est-ce que ça t’apporte ?

Didier : C’est une bonne question. En fait, au départ, je me suis installé en tant qu’indépendant, bon indépendant c’est très bien, après il faut trouver des clients, il faut trouver des élèves. La première idée que j’ai eue a été de travailler quasi exclusivement avec internet. Parce que bon, je fais des sites internet, c’est un petit hobbie, on va dire. J’ai plusieurs sites internet, là tu en vois un, tu en as vu un, celui de mon activité professionnelle…

Alexandre : Oui, http://www.cours-de-maths-78.fr/ et tu en as d’autres ?

Didier : … voilà, mais j’en ai d’autres. Des petits sites comme ça, si tu veux, sur d’autres secteurs d’activité. Enfin, pas professionnels, d’autres choses. Et je me suis trouvé face au problème qu’a tout développeur de site internet, qui est le référencement du site. Comment faire connaître un site qui est avant tout un site vitrine ? C’est un site vitrine. Quand on donne des cours, on veut faire un site qui présente son activité, on va mettre quoi ? On va mettre qui on est, où est-ce qu’on intervient, combien ça coûte, comment vous contacter. Bon, c’est très bien. Mais comment faire connaître ce site ? L’idée que j’ai eue a été de rajouter un blog au site, en me disant qu’un blog pourrait aider à faire connaître le site. Et c’est ce que j’ai fait : j’ai donc créé un blog en me disant « Je pourrais écrire des articles, assez régulièrement, ces articles pourront être repris par les moteurs de recherche, me donner de la visibilité. Peut-être que ces articles aussi intéresseront d’autres personnes qui reprendront les articles et ainsi de suite ». Donc au départ, je n’avais pas du tout dans l’idée d’avoir une médiatisation de mon activité, je n’y pensais pas du tout quoi.

Alexandre : D’accord, ça ne faisait pas partie de ta stratégie du départ ?

Didier : Pas du tout, mais alors là, pas du tout. C’était une pure stratégie de référencement. Mais ce qu’il s’est passé, c’est qu’en fait, ça je le savais, quand même, j’étais le seul blogueur à parler de manière un petit peu intensive de l’activité de prof indépendant. Et qu’est-ce qu’il s’est passé ? Et bien étant le seul à parler de cette activité, je me suis retrouvé assez vite mes articles en bonne position dans les moteurs de recherche sur des termes tels que « soutien scolaire », « cours particuliers ».

Alexandre : Tu es devenu en quelque sorte l’expert de ta niche.

Didier : Et voilà, exactement. C’est exactement ça : je suis devenu l’expert de ma niche. Jusqu’au jour où eh bien, qu’est-ce qu’il s’est passé ? Un, et ensuite plusieurs journalistes, qui recherchaient des informations ou voulaient faire une émission sur les cours particuliers, le soutien scolaire tombaient sur mon blog. Et en tombant sur mon blog, ils tombaient sur mes coordonnées, et ils m’appelaient.

Alexandre : OK, donc ça, c’est une excellente stratégie, il y en a plein d’autres, et on va surement en discuter. Mais le fait d’être très bien référencé, dans un domaine très précis, très niche… Parce que des profs, il y en a beaucoup, ce n’est pas ce qu’il manque. Des profs qui sont dans les créneaux de Bac aussi. Mais écrire, écrire, écrire et devenir l’expert à chaque fois qui revient quand on fait une recherche Google, ça amène fatalement l’intérêt des journalistes, ça, c’est clair et net. Et en plus, ce qui est intéressant, là c’est un mode passif, c’est-à-dire que tu écris à l’origine pour attirer du trafic et des clients, mais maintenant ça te permet aussi d’avoir des demandes de journalistes, du contenu qui travaille pour toi et qui travaille justement pour ton image. Et ça, c’est vraiment au top. Et donc c’est comme ça que tu as eu tes premiers passages médias, alors ?

Didier : Absolument, j’ai eu un appel de M6, et j’ai été extrêmement étonné. Mais tout de suite, j’ai percuté en me disant « Là, je crois que je tiens quelque chose ».

Alexandre : Ouais, tout à fait, quand M6 t’appelle, c’est toujours très bon signe. Est-ce que tu peux nous rappeler la date de création de ton blog, et la date à laquelle M6 t’a contacté pour la première fois ? Parce qu’il me semble que tu as eu plusieurs passages sur M6 par la suite.

Didier : Oui, alors je crois qu’au départ, entre 2003 et 2007,2008… Bon, j’avais toujours mon site internet, mais bon, je trouvais des clients par d’autres biais, en fait. J’ai vraiment mis le paquet sur le référencement et sur le blog, et le blog je crois que c’est 2008. Voilà, j’ai créé le blog en 2007 peut-être, 2007, 2008, et j’ai eu le premier appel d’une chaîne télé, c’était en 2009.

Alexandre : OK, donc c’est assez rapide, finalement, parce que tu as commencé à bloguer de façon sérieuse, et au bout d’un an, on t’a contacté. Donc c’est vraiment pas mal du tout. J’ai été regarder sur ton blog, j’ai vu que depuis, tu avais fait du chemin. Je t’ai vu sur TF1, ça c’est excellent, sur France 3, plusieurs fois sur M6, de la radio, de la presse locale… Est-ce que tu peux nous en dire plus ? Est-ce que c’était aussi un mode passif ou est-ce que tu as commencé à utiliser quelques techniques que tu as pu lire sur mon blog par exemple, sur http://www.devenez-mediatique.com ou ailleurs ? Qu’est-ce que tu as fait de nouveau ?

Didier : Alors, pour tout ce qui était M6, TF1 et on va dire à moitié TMC… Parce que TMC, j’ai été contacté, il y a eu une émission et ils m’ont coupé au montage, là c’était du passif, c’est eux qui m’ont appelé. Par contre, pour FR3, j’ai été actif. Pour FR3, j’ai été actif. Bon, il y a eu des changements législatifs dans l’activité du service à domicile. Bon, je ne vais pas rentrer dans les détails. Et du coup, j’ai contacté moi, de moi-même, les chaînes, tout ce que j’avais comme contacts presse. Et j’ai pu contacter FR3, entre autres. FR3 local, FR3 Centre. Et c’est eux, suite à mon message, qui m’ont recontacté.

Alexandre : D’accord, donc tu es parti sur la communication d’un sujet très précis, t’as un angle d’approche qui était particulier et pas généraliste…

Didier : Non, c’était très particulier, j’ai fait une espèce de micro, de tout petit communiqué de presse… Un petit communiqué de presse un peu à ma sauce. Et j’ai envoyé. Et j’ai pu avoir FR3 Centre.

Alexandre : Je me permets juste de t’interrompre deux secondes. C’est que t’aurais pu essayer de contacter une chaîne nationale en leur disant « Je donne des cours à domicile », mais tu aurais été en concurrence avec les milliers d’autres personnes dans ton cas. Alors que là, ce qui est excellent dans ta stratégie, c’est que tu es parti d’un angle niche, et effectivement tu as tout de suite eu du local. Mais il faut savoir aussi que les autres médias s’inspirent de ce qu’on trouve en local. Donc c’est un très bon moyen de rebondir, ça, c’est excellent.

Didier : Oui, et puis il faut être clair aussi. Bon, les grands médias nationaux, je pense les grandes chaînes nationales, bon, aller les voir en disant « Yahou, moi j’ai inventé un nouvel épluche-légumes » ou « Yahoo, c’est moi, je donne des cours de maths », ils s’en moquent éperdument. Il faut être clair.

Alexandre : Oui, c’est vrai que tu as trouvé un point d’entrée qui est beaucoup plus stratégique, beaucoup plus facile.

Didier : Là, c’était une niche, c’était vraiment une information extrêmement spécifique sur une mesure législative. C’était quelque chose d’extrêmement ciblé. Alors j’en reviens à ta question précédente, également j’ai régulièrement des passages dans la presse locale, et là également tout ce qui est presse locale, je pense à la presse papier, la presse soit quotidienne, régionale, ou la presse hebdomadaire régionale, c’est moi qui provoque, là.

Alexandre : D’accord. Pareil.

Didier : Parce qu’en plus de mon activité de soutien scolaire à domicile, deux fois par an, j’organise des stages. J’organise un stage en été, fin août, et un stage à Pâques. Fin août, c’est pour des gamins, enfin des élèves, qui sont en première S et qui passent en terminale S. C’est pour réviser la première, pour faire une bonne terminale. Et à Pâques, c’est des élèves de terminale S qui vont passer le bac. Donc c’est une révision intensive au bac. Et à chaque fois que je fais ces stages, j’envoie un petit communiqué de presse, mais un tout petit, tout simple.

Alexandre : Oui, ça c’est bien, tu surfes sur le marronnier habituel des révisions pour le bac ou les révisions pour l’été, ça c’est excellent encore une fois.

Didier : Tout à fait, j’envoie à la presse locale. J’avais pensé également quand je l’avais fait, et ça se vérifie au mois d’août, fin août, il n’y a pas grand-chose, les journaux, même la presse régionale elle n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent, alors une petite information comme ça, ça les intéresse, ils envoient aux journalistes, ils font un petit article, une photo, et puis voilà. Par contre, à Pâques, ça marche moins bien, parce qu’évidemment, à Pâques, il y a plus d’informations. Il y a toujours des choses qui se passent.

Alexandre : D’accord, donc si je devais résumer ta stratégie médiatique, la première ça serait de bloguer, d’écrire du contenu très niche pour devenir l’expert médiatisé par excellence, et donc d’être contacté par les journalistes en mode passif. Le deuxième point, ça serait effectivement d’envoyer un communiqué de presse sur un évènement ou en trouvant un angle précis pour s’assurer du retour au moins d’un média régional. Et de l’autre, ça serait de surfer sur le calendrier, l’agenda effectivement des journalistes, des marronniers, des sujets-clés, comme on dit souvent, le marronnier des révisions du bac ou des révisions pendant l’été. Si je devais résumer ta stratégie, ce serait ça ?

Didier : Oui, c’est un petit peu ça, oui. Oui voilà.

Alexandre : OK, donc comment tu t’es formé à ça ? Tu as tenté des choses tout seul ? Tu as lu des ouvrages ? Quelque chose en particulier ?

Didier : Non, je me suis formé tout seul sur le tas, j’ai appris comme ça. J’ai trainé pas mal sur internet, j’essayais de comprendre un petit peu comment ça se passait, j’ai pris des informations à droite, à gauche. Mais bon, j’ai découvert aussi pas mal de choses par moi-même, je me suis brulé les doigts, une ou deux fois, quand même. Mais bon, maintenant ça commence à aller mieux, on va dire. J’ai appris tout seul, quoi.

Alexandre : D’accord, mais je vois que c’est efficace, parce que ta newsroom, ton espace presse sur ton blog est assez riche, ça commence à avoir du contenu, pas mal de passages médias. Et à ce sujet-là, je voulais te redemander donc quel impact ça a eu sur ton flux de visites ou de clientèle, et si peut-être t’as un élément qui t’a le plus marqué, ou une sortie dans la presse qui t’a beaucoup apporté, si tu peux nous décrire quelque chose qui t’a marqué, dans tes parutions ?

Didier : Alors, très clairement, je ne pense pas qu’un passage comme j’ai pu en avoir m’ait amené un flux de clients ou de visites. Par contre, il est clair que pour les visiteurs, ça a un impact énorme. C’est quelque chose, on me l’avait dit, c’est totalement vrai, « Vu à la télé », c’est énorme.

Alexandre : Ouais, c’est un statut d’expert immédiat.

Didier : C’est énorme, « Vu à la télé ». Voire même, je suis passé, c’était quand ? Un passage je crois sur TF1, au JT, enfin je suis passé 30 secondes au JT. Bon, en rentrant chez moi le soir de mes cours, il y avait mon voisin. Je ne sais pas, on sortait les poubelles, il m’a regardé, et c’était « Holala, t’es passé sur TF1 ». Ben oui.

Alexandre : C’est très juste, ça confère un statut…

Didier : Des clients me trouvent avec mon blog, et puis ils me regardent « Oh, vous êtes passé à la télé, holala ». Oui, ça a un côté de fou, alors que bon, d’une part, je suis la preuve vivante que ce n’est pas vraiment difficile de passer à la télé. Et d’autre part, je pense que si je tiens dans mon boulot, c’est que je ne suis pas mauvais. Mais bon, on peut fort bien passer à la télé, ça n’a rien à voir avec la qualité du service que l’on peut rendre ou de la qualité des biens que l’on peut vendre.

Alexandre : Ah oui, ça on est tout à fait d’accord. Si la qualité ne suit pas, on ne pourra que difficilement surfer sur cette notoriété. Mais j’ai bien aimé que tu fasses cette précision-là, parce que c’est souvent celle qu’on oublie, et pourtant je pense que c’est le levier le plus important de tous, c’est l’autorité que ça confère, le statut quasi immédiat d’expertise, et le regard que les gens, les prospects, les clients portent sur nous, qui est totalement amélioré, changé lorsqu’effectivement on peut dire qu’on a été interviewé par les médias, vu à la télé. Et c’est parfois même plus important qu’un flot peut-être immédiat de clients, c’est qu’au moins, on peut fidéliser la clientèle, et ceux qui ont un doute n’ont plus de doute, et ça, c’est important.

Didier : Oui, non mais c’est vraiment énorme. C’est vraiment énorme. « Vu à la télé », c’est énorme.

Alexandre : Ça va être la phrase que je vais garder de cette interview. Mais c’est vrai. Je vais te poser une avant-dernière question : quelles sont tes prochaines actions dans les médias ? Est-ce que tu comptes faire une stratégie particulière dans les mois ou années à venir ?

Didier : Non, pas spécialement. Alors déjà, il y a un premier point, c’est que bon, comme je l’avais dit au début de l’interview, je suis plus maintenant professionnellement dans une stratégie de commencer à préparer ma sortie de la vie professionnelle, on va dire. Bon, j’ai 61 ans, je n’ai pas l’intention de travailler jusqu’à 80 ans. Donc voilà. Donc je continuerai à faire un petit peu d’entretien pour mes stages, ça les stages, je vais continuer à faire toujours marcher les contacts régionaux, pour les stages. Pour le reste, non. Si on me demande pour une interview, à la télé, bon, je pourrais dire oui, par exemple, mais je n’ai pas l’intention de faire de grandes actions.

Alexandre : D’accord, tu continues en passif, si c’est tout aussi efficace, autant continuer comme ça.

Didier : Je continue en passif, et si ce qu’on me propose m’intéresse, parce que j’ai aussi appris à dire non.

Alexandre : Si tu peux nous en dire plus là-dessus, moi, ça m’intéresse, c’est quelque chose que je dis souvent en coaching privé avec mes entrepreneurs. Alors il faut savoir dire non.

Didier : Ça, je l’ai appris. Justement, c’est un peu plus tard, il n’y a pas très longtemps, il y a un an ou deux, je pense, j’ai découvert ton blog, http://www.devenez-mediatique.com. Et bon, je me suis jeté dessus, comme un affamé, parce que je me suis rendu compte que tout ce que t’écrivais, c’était des choses… que tu disais des choses, c’était mes propres conclusions. J’avais mis beaucoup de temps, par contre, à les avoir, ces conclusions. Et bien en fait, c’est que tout ce rapport avec les journalistes, on a un rapport avec les journalistes qui est, comment dire ? À la fois, on est soi-même demandeur, mais eux sont aussi demandeurs. Mais le rapport, il faut bien faire bien attention que la relation ne devienne pas totalement asymétrique. Parce qu’ils en profitent. Ils le savent très bien qu’on est demandeur.

Alexandre : Tout à fait.

Didier : Donc c’est comme ça qu’on a vite fait, sans faire attention, de passer sous leurs fourches caudines, d’être aux petits soins et puis d’être au garde-à-vous devant eux. Et ça, ce n’est pas bon du tout.

Alexandre : Oui, tout à fait. Est-ce que tu as un exemple en particulier, ou un conseil, que tu voudrais juste donner ?

Didier : C’est difficile. Je dirai que j’ai eu… J’ai refusé, par exemple… Il y a une grande chaîne nationale où je suis passé, qui a elle-même des filiales dans les chaînes dites de la TNT. Bon, j’ai eu des demandes, maintenant, je dis non. Bon, gentiment, bien sûr. Il faut toujours être gentil.

Alexandre : Oui, ça, c’est très important, effectivement. Refuser avec politesse et le sourire au téléphone.

Didier : Genre grand sourire, « ah oui, je vais voir si je connais, je vous tiens au courant, etc. ». Pour la bonne et simple raison que j’ai eu une intervention sur TMC où j’ai tout fourni au journaliste. Il cherchait des arnaques au soutien scolaire. Bon. Et j’avais quelque chose de très bien pour eux, quelque chose de chaud bouillant. En plus, c’était une société qui m’avait embêté, ils avaient essayé de faire fermer mon blog, et donc je m’étais dit qu’un jour je me vengerais. Le jour où cette journaliste m’a appelé pour me demander si je connaissais des arnaques, je lui ai dit « Oh, je connais quelque chose de très bien ». Donc je lui ai tout donné, à la fois la société, les gens arnaqués, leurs coordonnées, leurs téléphones…

Alexandre : Tu lui as fait son boulot, en gros ?

Didier : Je lui ai fait son boulot. Je me suis même déplacé à Paris pour être interviewé, et conclusion, j’ai été coupé au montage.

Alexandre : Oui, alors effectivement, ce que tu décris, ça peut arriver, effectivement.

Didier : Ça peut arriver. Bon, le souci que j’ai, aussi… Parce que ça, on n’en a pas parlé. Une fois qu’on est passé à la télé, bon, c’est fugace la télé. Je crois que c’est Andy Wharrol qui a dit « Tout le monde peut avoir 5 minutes de célébrité dans sa vie », ou je ne sais plus quoi. Et bien une fois qu’on est passé 30 secondes à la télé, il faut arriver, quand même, à figer cet instant. Le figer, c’est-à-dire faire une vidéo, et puis la mettre sur son site web, dans sa press-room, comme tu dis.

Alexandre : Tout à fait.

Didier : Et comment ? Il faut la récupérer la vidéo. Parce que ce n’est pas si simple. Je crois que tu donnes comme conseil de demander à récupérer le DVD de l’émission, pour ensuite faire extraire ce qui va bien.

Alexandre : Tout à fait, pour les plus généreux et pour ceux qui ne vont pas t’endormir et t’oublier.

Didier : Exactement. Parce qu’après, en fait qu’est-ce que je fais ? En fait, sur mes cinq passages télé je crois, oui cinq, bon il y en a un j’ai eu le DVD, avec ça j’ai pu extraire la partie qui me concernait, la mettre sur les plateformes vidéos, la mettre sur YouTube, etc. Donc la mettre sur mon blog, mon site, OK, tout va bien. Pour les quatre autres, je n’ai pas eu le DVD, donc qu’est-ce que j’ai fait ? Il a fallu que j’aille sur la rediffusion de l’émission, que je capture la vidéo, là-aussi, j’ai dû apprendre pas mal de choses, du point de vue technique, ce n’est pas toujours si simple.

Alexandre : Oui effectivement, avec Camtasia ou Screenflow si tu es sur Mac, tu peux enregistrer un replay ou même l’extirper du code source pour ceux qui sont encore plus forts. Mais bon.

Didier : Ouais voilà, j’ai dû faire des manips insupportables. Comme tu dis, aller extirper du code source, ou bien prendre… Je ne sais plus ce que je prends, comme système… Enfin bon, un logiciel que j’ai pu avoir. Et puis une fois extirpé, une fois un petit peu remis en forme, il faut aussi apprendre à faire un peu de montage, etc., hop, je l’ai collée dans YouTube. Bon, pour le moment, tout va bien. Sauf qu’une fois dans YouTube, deux mois après, j’ai un message de YouTube « Vous êtes en violation des conditions de copyright, TF1, etc., vous n’avez pas le droit, M6, vous n’avez pas le droit », et clac, ils me suppriment.

Alexandre : Alors il faut faire effectivement attention. Moi, souvent lorsque j’ai collaboré avec des journalistes, je leur demande leur accord de principe, juste pour diffuser un extrait. Parce qu’effectivement, ils sont très chiants entre la boîte de production et le diffuseur, il y a des contrats, etc., c’est difficile d’être un tiers diffuseur gratuit. Donc extirper ne serait-ce qu’un extrait qui nous concerne, et l’héberger sur une plateforme vidéo autre que YouTube, qui est elle extrêmement stricte en matière de copyrighting, et justement quand le groupe voit n’importe quel extrait ou n’importe quelle vidéo qui ne devrait pas être en ligne, elle est supprimée. Donc l’auto héberger soi-même, et les journalistes et les chaînes sont largement peu regardants là-dessus. Donc moi c’est la technique que j’utilise.

Didier : Oui tout à fait. Enfin je ne fais pas d’auto hébergement, j’héberge sur une plateforme aux États-Unis. Oui, voilà, il y a des plateformes… J’ai un confrère prof de maths. Pareil, il était embêté par TF1, il était passé sur TF1, pareil, ils l’ont embêté. Il a été hébergé sur une plateforme située en Argentine ou en Ukraine, je ne sais plus. Bref.

Alexandre : Et le problème était réglé.

Didier : Le problème est réglé. Maintenant, en plus de ça, c’est du parcours du combattant.

Alexandre : C’est vrai que ce n’est pas simple si on n’a pas déjà le chemin prédéfini et déjà les petites astuces à savoir. Et c’est très bien que tu en parles, parce que pour les auditeurs qui vont écouter cette interview, je pense qu’ils auront appris pas mal de choses, et notamment sur ces petits détails qui font vraiment toute la différence. Récupérer son média, savoir l’héberger, demander un accord de principe… Voilà, ce genre de petites choses qui sont importantes au final, parce que tu peux être passé à la télé, mais si on ne voit pas, on considérera que c’est faux. En tout cas, merci Didier pour toutes ces précisions. Est-ce que tu veux nous dire quelque chose pour la fin, un mot de la fin ? Si tu as d’autres blogs dont tu voudrais nous parler, ou un mot pour ceux qui nous écoutent, pour résumer cette interview ?

Didier : Non.

Alexandre : Rien à signaler ?

Didier : Non, rien à signaler. Je pense que s’il y a un métier qui se nomme attaché de presse qui existe, ce n’est pas par hasard. Le rapport avec les médias, c’est vrai que c’est un métier. C’est un métier, ce n’est évidemment pas le sien quand on est comme moi prof ou pour d’autres qui veulent faire connaître une activité. Donc c’est un chemin qui n’est pas toujours très simple. Donc je ne peux que conseiller à ceux qui veulent médiatiser leur activité d’aller sur internet, de lire les bons blogs, comme le tien, par exemple, et puis d’essayer d’en tirer le maximum d’informations. Mais en tout cas, c’est une expérience qui est vraiment, vraiment intéressante.

Alexandre : OK, et bien écoute, c’est une très bonne conclusion, je te remercie Didier de m’avoir accordé ce temps et puis je te souhaite bon vent et bonne chance pour tes projets, et te dis à bientôt !

Didier : Au revoir Alexandre !

Vous avez une question ?

Vous souhaitez en savoir plus sur le parcours de Didier ou sur les méthodes de médiatisation  ? Laissez un commentaire ci-dessous et je vous répondrai !

Une réponse à Interview : Comment Didier Kropp remplit ses cours particuliers grâce à sa présence dans les médias

  1. Alexandre 22 avril 2014 à 20 h 00 min #

    Hello,

    Sympa l’interview, de toute façon il est clair que la présence dans les médias est indispensable.

    Alexandre,

Laisser un commentaire

© 2015. Tous droits déposés.