Vous savez à quel point votre storytelling et le soin apporté à vos dossiers et communiqués de presse sont important. En effet, vous devez exposer les forces de votre business ou de votre blog aux journalistes sans non plus que vos documents ne ressemblent à des argumentaires de vente. Seulement voilà, les journalistes maniant la langue française de manière quotidienne, certaines erreurs ou types de langages ont tendance à les agacer, influençant à leurs yeux la qualité de vos productions. Mais qu’ils sont tatillons ! Oui, mais au final, ce sont eux qui ont le dernier mot, alors mieux vaut tenter de ne pas les frustrer. Voici donc quelques conseils pour peaufiner vos productions et les rendre moins irritantes pour nos pauvres petits journalistes si sensibles.

Soignez votre vocabulaire pour séduire les journalistes

Vous savez à quel point votre storytelling et le soin apporté à vos dossiers et communiqués de presse sont important. En effet, vous devez exposer les forces de votre business ou de votre blog aux journalistes sans non plus que vos documents ne ressemblent à des argumentaires de vente. Seulement voilà, les journalistes maniant la langue française de manière quotidienne, certaines erreurs ou types de langages ont tendance à les agacer, influençant à leurs yeux la qualité de vos productions. Mais qu’ils sont tatillons ! Oui, mais au final, ce sont eux qui ont le dernier mot, alors mieux vaut tenter de ne pas les frustrer. Voici donc quelques conseils pour peaufiner vos productions et les rendre moins irritantes pour nos pauvres petits journalistes si sensibles.

1) Un langage qui n’engage pas votre opinion personnelle

La grosse difficulté c’est de parvenir à démontrer les qualités de votre business sans les retranscrire de manière brute sur le papier. Après tout, c’est votre bébé, il est donc naturelle de vouloir enjôler la chose et d’essayer de partager votre passion avec les journalistes. Mais faites bien attention à toujours vous placer de manière objective, sans forcer le passage.

  • Attention aux comparaisons : en tant que professionnel et fondateur de votre business ou blog, il ne vous revient pas de juger de sa supériorité sur votre marché concurrentiel. La qualité d’un produit se construit par l’avis des consommateurs, pas des créateurs. Vous ne pouvez donc pas vous permettre de dire que ce que vous proposez est « meilleur », « plus performant » ou « plus efficace »… Il n’est pas « plus », il « est », tout simplement. Les superlatifs mettent en lumière un positionnement subjectif et introduisent la notion de vente forcée, ils sont donc à limiter, voire à bannir de vos rédactions. Vous ne voulez pas pousser à l’achat à tout prix, votre objectif est de prouver à quel point vos produits ou services sont en adéquation avec un besoin de l’internaute ou du consommateur en règle générale. La description que vous faites de votre activité, de vos produits ou de l’événement que vous organisez doit donc rester neutre, en évitant toute comparaison inutile.
  • Point trop n’en faut : ne pas faire de comparaisons vous poussera sans doute à revoir votre vocabulaire. Mais la vigilance reste de mise. En effet, vous pourriez avoir tendance à garnir vos productions d’adjectifs qui sortent eux aussi complètement du réalisme et de l’objectivité nécessaires lors de votre communication envers les journalistes. Que vous soyez fier de vous, c’est une chose, mais cela ne rend pas vos produits ou services obligatoirement « merveilleux », « extraordinaires », « sensationnels », « géniaux », « superbes » ou « magnifiques ».  Ce genre de termes nuit à votre crédibilité et à l’instauration pourtant si importante de votre statut d’expert. Il est impensable de voir apparaître ce type de vocabulaire dans un article qui se voudrait totalement objectif. La seule entorse à cette règle serait alors de publier des commentaires d’utilisateurs de vos produits les décrivant comme tels. Mais vous ne pouvez pas être l’auteur de tels jugements, cela limiterait fortement l’impact de votre communication avec les journalistes qui vous percevraient alors comme un opportuniste et non comme un réaliste.

2) Ne personnalisez pas trop vos écrits

Si vous ne pouvez pas émettre de jugement, vous devez aussi mettre de la distance entre vous et les journalistes. N’oubliez jamais qu’ils ne sont pas là pour faire votre publicité ou vous faire mousser auprès du public. Leur rôle est de trouver de l’information et de partager cette dernière.

  • Un discours neutre et classique : contrairement à une interview qui invite à l’interaction et à la séduction de vos interlocuteurs, un document officiel doit garder une certaine dimension de sérieux et de solennité. Vous ne pouvez donc pas vous adresser directement à vos lecteurs, ou vous inclure comme acteur du processus de création. Je m’explique : les pronoms personnels sont des facteurs de rapprochement et d’identification qui remettent en question l’objectivité de vos écrits. Ils introduisent une notion de libre arbitre et de personnification du jugement, ce qui va à l’encontre de votre démonstration de l’apport de vos productions au plus grand nombre. Votre rédaction doit être aussi déshumanisée que faire ce peut, en se focalisant sur les notions d’innovation et de valeur ajoutée. Inutile de vous attribuer les mérites de la réalisation ou de tenter de provoquer l’empathie du lecteur en lui disant qu’il y trouvera son compte ou qu’il sera satisfait. C’est à lui de faire l’expérience de ce que vous proposez.
  • La notion d’argent ne facilite pas les choses : puisque vous ne vous adressez pas directement au lecteur en le poussant à l’achat, il est inutile de mettre en relief les notions économiques lors de vos rédactions. Ne parlez pas du faible coût de vos produits ou services, de promotions ou d’offres spéciales. Ces termes sont réservés à la publicité. Rien ne vous empêche de promouvoir votre image de marque avec un livret électronique « cadeau » sur votre blog, mais n’y faites pas référence dans des documents officiels. Une fois encore, les journalistes ne sont pas des commerciaux ou des agents publicitaires. C’est le côté informatif qui intéresse, pas le côté « bonne affaire ».  En utilisant ce genre de vocabulaire vous prouvez vos lacunes communicationnelles et le fait que vous ne savez pas ce qu’est en réalité un communiqué ou un dossier de presse. Où pensez-vous alors que votre document terminera sa course ? Bingo : à la poubelle !

Quand vous vous adressez aux journalistes, vous devez soigner votre style, mais aussi et surtout, bien faire attention au vocabulaire utilisé. Cela fera la différence entre une publication et le fait d’être simplement ignoré et catalogué parmi les « inutiles ». Un expert sait adapter son langage selon ses cibles, alors prouvez aux journalistes que vous faites partie de cette race de communicants !

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