Si nous avons plutôt tendance  à mettre en exergue les avantages et les retombées positives de la médiatisation, il est important de réaliser que les professionnels médiatiques outrepassent parfois leurs droits, allant jusqu’à la diffamation ou la propagation de rumeurs. Et si l’objectivité est pour le grand public, une valeur découlant inéluctablement de la fonction journalistique, il apparaît qu’elle soit loin, très loin, d’être considérée comme nécessaire par tous les journalistes. À vrai dire, certains se targuent même de s’en départir de manière volontaire, soutenant que l’objectivité n’est qu’une illusion, n’entrant absolument pas dans le cadre de leurs attributions. Résultats ? Des réputations peuvent être salies, des propos complètement déformés ou coupés de manière à retomber sur la personne ayant pu les prononcer. La diffamation des médias est un danger, notamment quand on connaît l’influence médiatique sur le grand public… pourtant, elle s’opère de temps à autre. Voici mes conseils sur les moyens de l’affronter, à votre échelle.

Comment réagir face à la diffamation des médias ?

Si nous avons plutôt tendance  à mettre en exergue les avantages et les retombées positives de la médiatisation, il est important de réaliser que les professionnels médiatiques outrepassent parfois leurs droits, allant jusqu’à la diffamation ou la propagation de rumeurs. Et si l’objectivité est pour le grand public, une valeur découlant inéluctablement de la fonction journalistique, il apparaît qu’elle soit loin, très loin, d’être considérée comme nécessaire par tous les journalistes.

À vrai dire, certains se targuent même de s’en départir de manière volontaire, soutenant que l’objectivité n’est qu’une illusion, n’entrant absolument pas dans le cadre de leurs attributions. Résultats ? Des réputations peuvent être salies, des propos complètement déformés ou coupés de manière à retomber sur la personne ayant pu les prononcer.

La diffamation des médias est un danger, notamment quand on connaît l’influence médiatique sur le grand public… pourtant, elle s’opère de temps à autre. Voici mes conseils sur les moyens de l’affronter, à votre échelle.

Comment réagir à la diffamation ?

D’entrée de jeu, il faut être franc : la réaction à la diffamation des médias ne limitera pas à 100% l’impact, et ce, même si le journaliste concerné venait à s’expliquer publiquement, ce qui est très rare.

Ainsi, il existe bien un droit de réponse légal qui devrait vous assurer l’opportunité de vous-même prendre la parole sur le média coupable d’une attaque injustifiée à votre encontre…

Bien évidemment, l’impact de la diffamation des médias dépend en grande partie du support de communication utilisé.

Voici donc un petit sommaire des réactions à envisager en fonction de la nature du médias concerné :

  • La presse en ligne : Lorsque la diffamation des médias provient d’un blog, site internet spécialisé ou d’un pure player, l’atteinte semble moins importante que lors d’une émission télévisée. Si cela est vrai, voilà qui n’empêche pas de se sentir bafoué, trahi, par des journalistes qui s’étaient intéressés à votre activité (la plupart du temps sous couvert d’une approche mielleuse et pseudo amicale, rendant le coup de poignard dans le dos, bien plus facile à porter). Dans ce cas précis, vous pouvez tout simplement écrire directement au journaliste incriminé ou à la rédaction concernée afin de dénoncer les propos injurieux, inventés ou les déformations de la vérité utilisées comme arguments dans l’article. Dans les faits, rien ne vous assure qu’on vous entendra, voire même qu’on vous répondra (au mieux, vous bénéficierez d’excuses prononcées à demi-mot lors d’un rapide échange téléphonique). Concrètement, à ce stade, la réaction la plus intelligente face à la diffamation des médias, c’est donc de ne pas y apporter de crédit (en évitant de mettre l’article concerné dans votre newsroom) et de laisser la rumeur retomber aussi vite qu’elle s’était propagée. Il vous reste aussi la possibilité de commenter ledit article… mais cela pourrait vite être assimilé à une volonté puérile de mener une guéguerre contre des personnes qui n’en valent clairement pas la peine.
  • La presse écrite : les journalistes de la presse écrite sont en général moins frustrés et un tant soit peu moins agressifs que ceux évoluant sur internet (ceci étant sans doute lié à une certaine frustration de ne pas atteindre un poste véritablement reconnu socialement). Affabulations et critiques gratuites seront alors limitées par la tendance des professionnels médiatiques de cet « étage » à venir chercher l’information auprès de vous et à vous offrir un droit de regard avant la publication. Attention cependant, si votre contenu exprime un manque de professionnalisme, vous pourrez malgré tout être la cible de critiques… mais le procédé est alors généralement plus noble qu’à l’échelon inférieur. Notez aussi que certains journalistes ont la critique (voire la diffamation) facile. Mieux vaut alors se renseigner sur leurs tendances avant même de leur accorder une interview ! Là encore, en cas de dérapage, les solutions ne sont pas nombreuses. Le droit de réponse s’applique encore… Il vous reste bien la possibilité de publier un billet sur votre site internet ce qui permettra à ceux qui veulent mener l’enquête de leur coté de se faire une opinion plus complète.
  • La radio : la plupart du temps, les passages médiatiques à la radio prennent la forme d’interviews. Pour éviter la diffamation, tout repose alors sur votre capacité à vous défendre et la force de vos arguments. Contrairement à la presse écrite ou internet, vous aurez le mérite de pouvoir répondre au journaliste clairement et directement, sans que vos propos ne soient modifiés par un intermédiaire, vous faisant passer pour ce que vous n’êtes pas. Si l’exercice semble difficile, il paraît aussi plus juste et moins retors. Si vous vous sentez attaqué, essayez alors de réagir avec humour et sans agressivité. Mais soyons clairs, si la diffamation survient alors que vous n’êtes pas sur le plateau, vos recours seront encore une fois limités. Une action en justice avec le dépôt d’une plainte peut alors effrayer ledit média, qui dans la plupart des cas, fera en sorte d’alléger la portée des propos tenus à votre encontre jusqu’à faire des excuses publiques.
  • La télévision : la diffamation télévisée est sans doute la plus dangereuse, en ce qu’elle est affichée au grand jour et peut toucher directement votre vivier de prospects. Si elle vous est adressée en public et en direct, vous devrez à tout prix rester calme et ne pas faire usage de violence. Soyez sûr de vous et démontez la critique qui vous est ainsi adressée avec intelligence (c’est bien évidemment plus facile à dire qu’à faire), votre image de bon client en dépend. Cependant, vu la gravité en termes de retombées au moment de subir le contrecoup de la diffamation, il est alors conseillé de porter plainte au plu vite, afin de montrer à votre interlocuteur et à votre public que vous restez droit dans vos bottes et défendez la vérité, quitte à la faire exploser devant la justice.

Peut-on limiter la diffamation par les médias ?

Bien évidemment, la solution la plus efficace pour limiter la diffamation des médias, reste d’en prévenir l’apparition en amont. Voici quelques astuces qui pourront certainement être utiles pour ne pas être la cible d’attaques qui pourraient remettre en cause l’image de marque de votre business :

  • L’analyse de vos interlocuteurs : avant d’accorder une interview à un journaliste, vous devriez essayer de faire quelques recherches sur sa personnalité et la réputation du média qu’il représente. On apprend rapidement que sous couvert d’une véritable volonté de partager de l’information, certaines rédactions ne cherchent en réalité que le sensationnel, quitte à le fabriquer de toutes pièces.
  • Une communication professionnelle et pointue : même en cas d’attaque diffamatoire, vous ne pouvez pas en tant que professionnel, vous permettre d’évoluer sur ce terrain. Évitez donc les attaques personnelles ou les textes trop véhéments. Si vous réagissez, faites le sur la portée de l’attaque subie, et non sur la personne qui en est responsable.
  • Une attitude de bon client : la diffamation ne sera très certainement pas supportée par l’ensemble du monde médiatique. Il vous revient alors de ne pas écorner votre image d’expert, capable d’évoluer dans la bonne humeur et le respect mutuel. Plus vous resterez serein, plus vous montrerez aux médias que la bave du vilain crapaud ne vous atteint pas. Avec un peu de temps, il est donc à parier que l’histoire se tassera et qu’on vous reverra en interview.

La diffamation des médias est nécessairement difficile à vivre. Car si elle est formulée par un « professionnel », ses retombées, elles, touchent l’entièreté de votre existence.

La médiatisation présente aussi un revers à la médaille… et comme partout, vous trouverez sur votre chemin des gens mal intentionnés et prêts à tout pour vous faire tomber. Il est donc vital de vous préparer psychologiquement à ce genre de situations, afin d’en limiter l’impact sur votre état d’esprit !

Pas encore de commentaires.

Laisser un commentaire

© 2015. Tous droits déposés.