Vous commencez à en prendre conscience, la communication avec les journalistes est véritablement un art. Vous devez savoir être pertinent, bien tourner vos phrases, ne pas utiliser de vocabulaire qui pourrait les frustrer, mettre en avant valeur ajoutée et innovation, apporter de l’information…Voila qui fait beaucoup de paramètres à respecter pour espérer en effet être médiatisé. Et mauvaise nouvelle, il existe d’autres contraintes, moins formelles, mais tout aussi importantes pour ne pas vous faire ignorer par les journalistes. Parmi ces dernières, il convient de s’attarder sur la fréquence de vos envois et de la mettre en relation avec la pertinence de votre contenu.

Comment éviter de se faire blacklister par les journalistes ?

Vous commencez à en prendre conscience, la communication avec les journalistes est véritablement un art. Vous devez savoir être pertinent, bien tourner vos phrases, ne pas utiliser de vocabulaire qui pourrait les frustrer, mettre en avant valeur ajoutée et innovation, apporter de l’information…Voila qui fait beaucoup de paramètres à respecter pour espérer en effet être médiatisé. Et mauvaise nouvelle, il existe d’autres contraintes, moins formelles, mais tout aussi importantes pour ne pas vous faire ignorer par les journalistes. Parmi ces dernières, il convient de s’attarder sur la fréquence de vos envois et de la mettre en relation avec la pertinence de votre contenu.

1) Comment les journalistes évaluent un communiqué de presse en fonction…du communicant

Mettez vous 5 minutes à la place d’un journaliste : vous recevez plusieurs centaines de communiqués de presse, aux contenus divers, chaque jour. Comment en organisez-vous la priorité de diffusion au public ?

  • Les experts d’abord : Il est certain que si l’Oréal, Ikea ou Nike envoie un communiqué de presse pour mettre en valeur la sortie d’une nouvelle ligne de produits, ce dernier sera lu et traité avec attention. Pourquoi ? Car ces marques ont un impact direct sur le public. Une nouvelle paire d’« Air Max », c’est quasiment une exclusivité. Ce simple exemple illustre parfaitement comment les journalistes fonctionnent. Ils évaluent la portée de chaque information avant de la diffuser. Mais ca, vous le saviez alors en quoi cela change quelque chose pour vous ? Tout simplement en ce que vous devez comprendre comment votre business est perçu. Vous faites vos premiers pas, vous tentez de rameuter les journalistes et de piquer au vif leur intérêt, et c’est tout à votre honneur. Mais contrairement aux multinationales, vous devez prouver votre intérêt à être traité en tant que source informationnelle. Et pour ce faire, vous devez certes fournir du contenu intéressant, mais aussi savoir vous limiter dans la masse d’informations partagées.
  • Une communication relativisée : vous ne faites pas partie des sources prioritaires des journalistes. C’est triste, mais c’est comme cela. Comment le devenir vous demandez-vous…et bien aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est en vous limitant dans votre diffusion de contenu que vous pourrez vous établir en tant que personne crédible. Si on vous dit souvent qu’il vous faut réaliser un communiqué par information, cela ne veut pas dire que vous devez envoyer un communiqué par jour.

Plus vous multipliez les envois aux mêmes journalistes, moins ils vous considéreront comme sérieux, mais plutôt comme une personne qui tente ouvertement de les instrumentaliser (et cela revient à déconstruire votre image de professionnel). À tel point qu’ils finiront par vous classer dans les indésirables sans ouvrir vos futurs mails ou courriers.

2) Les lacunes communicationnelles des débutants

Un business qui se lance a soif de reconnaissance, c’est tout à fait légitime. Et ce d’autant plus si sa communication commence à s’avérer payante. Il faut cependant savoir diffuser son contenu à bon escient.

  • Une méthodologie (trop) bien maîtrisée : les professionnels qui commencent à prendre conscience des retombées de la médiatisation et qui voient leurs premières tentatives couronnées de succès ont tendance à s’ « enflammer » comme on dit. Ce n’est pas parce que vous maîtrisez l’art de la rédaction de documents officiels que cela doit devenir monnaie courante pour un oui ou pour un non. Votre communication ne doit pas se baser sur une course à l’interview et à la diffusion coûte que coûte, ce serait une terrible erreur (que malheureusement beaucoup de gens commettent). Que vous sachiez enjôler une publicité pour en faire une pseudo-information ne doit vous inciter à abuser de ce procédé, sous peine d’être considéré comme un parasite et de remettre par là en cause votre statut d’expert.
  • Qu’est-ce qu’une information dans le fond ? Pour ne pas finir par agacer les journalistes et que toutes vos tentatives ne terminent systématiquement à la poubelle, il vous revient donc de savoir quand communiquer (cf. l’article sur le timing), comment communiquer (cf. les articles sur communiqués et dossiers de presse), mais surtout sur quel sujet communiquer. Vous devez être capable de vous placer de l’autre côté de la barrière pour analyser la résonance de ce que VOUS appelez une information.

Une information est précieuse car elle est rare, elle évoque la notion de nouveauté, de changement voire de révolution du domaine qu’elle concerne. Elle ne peut être ignorée car cela reviendrait à mépriser l’évolution et l’avancée d’un secteur particulier. Êtes-vous certain que tous vos communiqués font part d’éléments pouvant êtres définis comme tels ? C’est cette question que vous devez perpétuellement avoir à l’esprit avant de bombarder les journalistes de mails personnels.

Si la communication et les relations-presse en général sont des atouts dans le processus de médiatisation, trop en faire peut représenter un obstacle et finir par ruiner votre crédibilité. Ne soyez pas trop prompt à communiquer pour communiquer. Le fond de votre message reste le plus important de tous les facteurs. Le négliger, c’est remettre en cause votre légitimité à prendre la parole.

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3 réponses à Comment éviter de se faire blacklister par les journalistes ?

  1. Harold 25 juillet 2012 à 19 h 57 min #

    Salut Alexandre ! Merci pour cet article ! Concernant les méthodes pour apporter de la valeur aux journalistes (et donc éviter de se faire blacklister), je suppose que tu connais la méthode du drafting, ou comment apporter un éclairage et du contenu en surfant sur les évènements d’actualité ou d’autres informations ? Qu’est-ce que tu en penses ? Il existent d’autres méthodes « soft » qui peuvent éviter la blacklist ? ^^

    • Alexandre 26 juillet 2012 à 9 h 18 min #

      Hello Harold,

      Le drafting s’apparente au newsjacking dans une version moins intéressée. Pour moi c’est un grand oui car tu apportes de la valeur aux journalistes et tu deviens une source fiable d’information et d’analyse. Au delà des méthodes soft pour ne pas se faire blacklister, il faut surtout retenir le bon état d’esprit : ne pas spammer sans cesse les journalistes avec des actualités bidons ou montrer que tu es en recherche de médiatisation. Il n’y a rien de plus énervant pour un journaliste et c’est la meilleure façon de se décrédibiliser en passant pour un amateur.

      • Harold 26 juillet 2012 à 10 h 23 min #

        Merci pour ta réponse Alexandre ! Je comprends mieux ! @+

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